Tous les ans, les élèves-ingénieurs de 1ère année bénéficient d’une semaine dédiée à l’innovation et à la création d’entreprise et qui se traduit sous la forme d’un challenge lors duquel ils doivent concevoir un produit innovant sur un thème imposé.

Répartis en groupes, ils doivent présenter un projet original dans l’un ou plusieurs de ces éléments : le concept, les matières premières, la technologie, la formulation, l’emballage, et/ou le packaging…

Durant 3 jours, les groupes d’élèves s’affrontent en abordant tous les aspects du développement de leur projet, de l’idée initiale à la commercialisation du produit.  Lors d’une présentation finale, chaque groupe a 180 secondes pour convaincre le jury, de l’innovation et du potentiel commercial de son projet.
Le jury évalue ensuite, plus globalement, les projets selon divers critères: dossier technique, marketing, gestion de projet, etc…

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En 2022, la challenge avait pour thème « la Silver économie »

Le 1er prix a été attribué au projet « BAM » pour Boitier Automatisé Médical. « Le projet consiste à améliorer la sécurité et la sérénité des personnes âgées ou des malades, vis-à-vis de leur traitement. Aujourd’hui en France, près de 40% des personnes de plus de 50 ans prennent des médicaments tous les jours. L’objectif de notre innovation est de permettre à ces personnes de ne plus avoir de problèmes liés aux oublis ou aux prises excessives. Le BAM (Boîtier Automatisé Médical) a été inspiré des distributeurs automatiques de médicaments, auxquels nous avons ajouté des améliorations pour le rendre plus pratique et plus sécurisé. Il est constitué de 6 compartiments qui peuvent être remplis par 6 types de comprimés différents, puis scellés. Chaque fois que des médicaments doivent être pris, ils sont distribués automatiquement et un signal (sonore et/ou visuel) est émis pour avertir le patient. Il peut alors prendre son traitement, sans risquer de se tromper dans la quantité ou dans l’heure de la prise.Le remplissage du boîtier pourrait s’effectuer en pharmacie, une fois par mois, en scannant le traitement directement sur l’ordonnance. La programmation de la distribution est également faite à ce moment-là, en prenant en compte les heures de la prise, le type de comprimés et la quantité à distribuer. Le patient n’a donc pas besoin de trier lui-même ses médicaments. Nous avons également pensé que le chargement du BAM pourrait se faire à partir de comprimés disponibles en vrac, ce qui réduirait l’utilisation excessive d’emballages et le gaspillage. » Ce projet a fait l’objet d’un article dans un magazine.

Challenge 2021

En 2021, la challenge avait pour thème « Vers 100% d’emballages réutilisables ou recyclables ».

Le 1er prix a été attribué au projet « Pakaridur » qui consiste en la conception d’un emballage écologique et résistant pour le transport. « Le projet est inspiré par le concept des bee-wraps. Ce sont des bouts de tissu imprégnés de cire d’abeille pour les imperméabiliser et remplacer les emballages de cuisine jetables comme la cellophane ou le papier aluminium. L’objectif était d’adapter cette méthode afin de se débarrasser des cartons utilisés pour la livraison, trop standardisés et si peu souvent adaptés à la taille de ce qu’ils transportent. Le Pakaridur est adapté aux petits objets, non toxiques et non tranchants. Il n’est pas adapté au contact direct avec les produits alimentaires. Le prototype à la cire d’abeille nous a donné une limite de poids d’environ 700 g. Cependant, la cire de riz étant plus résistante, on peut imaginer emballer des produits plus lourds. Les tests restent en cours de réalisation faute de réel prototype. De plus, avec de l’entretien, les Pakaridurs sont entièrement réutilisables. Dans les conditions sanitaires actuelles, la première action envisagée est la désinfection du Pakaridur, puis une vérification de l’état du tissu et si besoin le remplacer et enfin l’ajout de cire aux endroits où il aurait été abîmé pour rendre l’emballage à nouveau fonctionnel ».

Challenge 2020

En 2020, la challenge avait pour thème « Clean Oceans ».

Le 1er Prix  a été remporté par le projet « Trans’Algues » qui consiste en la conception d’un transat de plage à partir de matériaux bio-sourcés et notamment d’algues brunes. « Trans’Algue est un produit innovant qui permettra à chacun de participer à la dépollution des plages et des océans tout en s’installant confortablement pour contempler le résultat. Ce transat ergonomique, confortable et résistant aux intempéries est construit dans un matériau élaboré à partir de fibres de coco et de banane, et surtout d’algues sargasses. Ces dernières se multiplient depuis plusieurs années, envahissant les côtes de la Martinique, de la Guadeloupe et du reste des Antilles. Nous avons donc imaginé un moyen de tourner cette situation délicate à notre avantage en exploitant les monceaux d’algues échouées afin de produire à petite, puis grande échelle, des transats de plage destinés à redynamiser les zones désertées après la catastrophe. »

Challenge 2019

En 2019, le  challenge avait pour thème « Modes de consommation et alimentation durables ».

Le 1er Prix a été remporté par le projet « Miam’Bag » qui consiste à proposer aux boulangeries et sandwicheries des emballages comestibles pour réduire les déchets non recyclés. «Nous avons constaté que les emballages produits par les boulangeries sont rarement recyclés, soit parce que l’emballage ne s’y prête pas, soit parce qu’il n’est pas possible de le faire car aucun moyen de recycler n’est accessible (dans les parcs par exemple avec les sandwichs) » explique Joris Le Mouée, un des élèves-ingénieurs du groupe lauréat.« Nous avons également remarqué que les emballages comestibles, bien qu’existants, ne sont pas commercialisés, puisqu’en tant que denrées alimentaires il faut aussi les protéger et les emballer.De ces deux constats est née l’idée de concevoir un moyen de produire des emballages comestibles uniquement destinés à la consommation rapide, en particulier pour le pain, les sandwichs et les viennoiseries. Ces derniers étant consommés juste après l’achat, seule la personne qui les achète entre en contact avec l’emballage, ce qui ne pose pas de problème sanitaire. La commercialisation d’emballages comestibles devient alors possible.Conçu principalement à base d’eau et d’amidon de pomme de terre, l’emballage est à la fois souple, résistant et comestible. Cette application innovante pourrait permettre à terme de réduire de 10 000 tonnes par an les emballages générés par la vente de pain ».

Challenge 2018

En 2018, le  challenge avait pour thème « Bien-être et confort dans les transports ».

1er Prix remporté par le projet « COSY PET CARRIER »
« Lorsque nous avons commencé nos recherches sur le web, on s’est aperçu qu’il y avait un vrai besoin dans le transport en commun des animaux qui tienne compte à la fois du bien-être de l’animal et de celui de l’homme. L’idée de créer une boîte de transport s’est donc rapidement imposée à nous. Nous avons imaginé la cage Cosy Pet Carrier, le CPC Transporteur pour un transport en douceur ! Cette boîte de transport est innovante dans la mesure où elle est équipée d’une isolation phonique à l’intérieur grâce à une couche de liège qui permet à l’animal de ne pas entendre de bruits extérieurs pouvant le stresser et aux passagers, de ne pas subir d’éventuels cris, gémissements ou miaulements permanents de l’animal durant le voyage. De plus, il est possible d’intégrer une capsule de phéromones destinées à calmer l’animal. La boîte est équipée aussi de filtres à odeurs et d’une sangle de transport avec possibilité d’ajouter des roulettes pour le transport d’animaux lourds. Cette boîte est proposée en trois tailles allant du rongeur au chat en passant par les chiens de grande taille » explique Vincent Pelletier. Evidemment dans ce projet innovant, les élèves-ingénieurs ont pensé à une conception 100% française dans les matériaux employés et biosourcés.

Challenge 2017

En 2017, le  challenge avait pour thème « L’innovation dans le vêtement ».

1er Prix remporté par le projet « Pretty Belly » consistant en la création d’un jean pour femme enceinte à mémoire de forme. Ce jean est capable de s’adapter à l’évolution du corps de la femme au cours des 9 mois et de revenir à sa forme initiale juste par application d’une source de chaleur (fer à repasser par exemple). « Nous avons eu cette idée en partant du constat que les femmes enceintes doivent acheter des pantalons spéciaux durant leurs grossesses et de différentes tailles. Or ceux-ci ne sont généralement pas réutilisables après. Nous avons donc pensé à un jean qui pourrait accompagner la femme enceinte tout au long de sa ou de ses grossesses mais aussi servir pour la vie de tous les jours » explique Magaly Arnold, une des élèves-ingénieurs du groupe. « Le produit développé ne reste donc pas dans le placard entre deux grossesses. Grâce à un alliage nickel-titane tissé avec de l’élasthane, le jean s’étire et garde cette forme. Nous avons également intégré les problèmes liés à la rétention d’eau dans les jambes et les fesses. Le repassage du tissu permet au jean de retrouver sa forme initiale. Nous avons choisi l’alliage nickel-titane avec une composition 50/50 car il est assez malléable pour être tissé et sa température de retour de forme est assez haute pour résister à un lavage en machine mais suffisamment basse pour être atteinte par un outil domestique tel que le fer à repasser ». Grâce à cet alliage, la gamme de produits pourra être élargie par exemple avec la confection de maillots de bain.

Challenge 2016

En 2016, le challenge avait pour thème la « salle de bain ».

Le 1er prix au projet « Zen’Oc » consistant en la création de petites perles destinées à conserver plus longtemps la température d’un bain. « Le projet part d’un constat simple : en moyenne les gens ne restent pas plus de 25 minutes dans leur bain, alors même que celui-ci représente une dépense énergétique et économique conséquente » explique le groupe d’élèves. « Après avoir mené une enquête, nous avons constaté que les gens sortent de leur bain principalement parce que l’eau est froide. Le moment de bien-être et de détente procuré par le bain est donc écourté.
Nous avons alors le choix entre soit sortir du bain soit rajouter de l’eau chaude afin de retrouver une température agréable, ce qui génère un gaspillage d’eau et d’énergie. »
Aussi pour limiter les pertes thermiques de l’eau chaude du bain, les élèves ont développé l’idée d’isoler la surface du bain en recouvrant celle-ci de perles flottantes (nombre nécessaire pour recouvrir la surface d’une baignoire standard), de la taille de balles de tennis de table. « On peut donc profiter d’une température optimale plus longtemps. En parallèle, les perles de bain Zen’oc peuvent aussi être un objet de décoration via une gamme de coloris apportant ainsi à votre salle de bain, une touche Design.» Les perles Zen’oc étant fabriquées en polyéthylène haute densité (plastique), celles-ci sont sans danger pour la santé, totalement recyclables et elles ne se dégradent pas au contact de l’eau et des savons.

Challenge 2015

En 2015, le challenge avait pour thème « l’économie circulaire ».

Le 1er prix a été attribué au projet « Fugusuit » consistant en la création de combinaisons de sports nautiques en polyuréthane réalisées à partir de ballons de sport récupérés.