Depuis 2013, le prix de thèse « Ecole de chimie de Rennes – René Dabard » distingue tous les ans un docteur, sans restriction d’établissement, pour ses travaux de thèse réalisés dans l’un des domaines suivants:

  • la chimie moléculaire
  • la chimie du solide et des matériaux
  • la chimie et du génie de l’environnement.

Ce prix récompense ainsi un jeune chercheur dont les travaux, d’une grande qualité scientifique, ont contribué au progrès des connaissances scientifiques, à l’innovation technologique et à une meilleure compréhension des enjeux de société et environnementaux.

Le prix de thèse est décerné par un jury composé de personnalités reconnues du secteur académique et du monde socio-économique.

Les critères d’évaluation portent sur l’originalité de la thématique de recherche, la prise de risque et la mobilité, la production scientifique (publications, brevets, prix).

Deux lauréats sont distingués tous les ans et reçoivent un prix 1500€ et 500€ remis par le Fonds de Dotation de l’ENSCR.

Ce prix de thèse est ouvert à tous les docteurs en chimie de France.

Pour le Prix de thèse 2017, les candidats doivent avoir soutenu leur thèse au cours de l’année 2016.

Le dossier de cinq pages maximum comporte un CV et un résumé des travaux de thèse en exposant les perspectives ouvertes par les résultats obtenus au cours de la thèse.

Ce dossier doit être envoyé par mail à direction-scientifique@ensc-rennes.fr au plus tard le 31 mars 2017.

Contact: direction-scientifique@ensc-rennes.fr ou 02 23 23 80 68

Les lauréats de 2016

Le 1er prix (1500€) a été remporté par Gauthier DEBLONDE dont les travaux de recherche ont porté sur le développement d’un procédé de production de niobium et de tantale plus respectueux de l’environnement. Le jeune chercheur a réalisé sa thèse sous la direction de  Dr. A.Chagnes et du Pr. G.Cote à l’ENSCP, l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris. Sa thèse a été sponsorisée par le centre de recherche Eramet Research. Aujourd’hui, Gauthier effectue un post-doctorat au prestigieux Lawrence Berkeley National Laboratory (Berkeley, Californie, USA) (13 prix Nobel). Il travaille au sein de l’équipe du Dr. Rebecca Abergel sur la thermodynamique des actinides (actinium, thorium, uranium, plutonium, américium…) et leurs interactions avec les systèmes biologiques.
Les buts principaux de ces recherches étant, à la fois, de comprendre le comportement de ces éléments toxiques dans le corps humain en cas d’ingestion accidentelle ou d’attaque terroriste, mais également d’utiliser certains de leurs isotopes, moins toxiques, comme source de rayonnements pour traiter certaines formes de cancers (alpha immunothérapie).

Le 2nd prix (500€) a été attribué à Claire de March  pour ses travaux portant sur le lien entre une molécule et son odeur. Claire a réalisé sa thèse à l’Université Nice Sophia Antipolis dans l’ICN (Institut de Chimie de Nice) au sein de l’équipe APSM (Arôme Parfum Synthèse et Modélisation). Actuellement en post-doctorat à Duke University – Medical center à Durham (USA), Claire travaille dans l’équipe du Professeur Hiroaki Matsunami dans le département de Molecular Genetics and Microbiology (MGM). L’équipe du Pr. Hiroaki Matsunami est reconnue mondialement pour ses réussites dans l’expression in vitro de récepteurs olfactifs, permettant ainsi d’étudier leur interaction avec les odorants de façon simple et rapide. Elle apporte dans ce laboratoire toute son expertise en chimie et en modélisation moléculaire, alliant ainsi trois des disciplines nécessaires à l’étude de notre sens de l’olfaction.

Pour en savoir plus sur leurs travaux de recherche, télécharger le communiqué de presse.

Les lauréats de 2015

Le 1er prix (1500€) a été attribué à Claire Sauvée de l’Institut de Chimie Radicalaire (ICR) de l’Université d’Aix-Marseille. Ses travaux ont porté sur la synthèse de nouveaux agents permettant l’analyse de nouvelles molécules par Résonance Magnétique Nucléaire (RMN). Le 2nd prix (500€) a été remis à Thomas Buyck de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne pour ses travaux sur la synthèse et l’utilisation de molécules mimant des acides aminés non-naturels (3D). Cela facilitera par exemple la mise au point de nouveaux médicaments avec la possibilité de contrôler leurs propriétés.

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Les lauréats de 2014

Le 1er prix a été remis à Laurent Debien (Ecole Polytechnique de Palaiseau) pour ses travaux sur l’étude de la réactivité d’espèces radicalaires réputées incontrôlables. Aujourd’hui en poste à l’Université de Stanford (USA), il s’intéresse à la synthèse d’un herbicide naturel puissant. Un 2nd prix a été attribué à Adèle Renaud (IMN à Nantes) pour ses études sur des cellules photovoltaïques prometteuses pour la production d’énergie renouvelable.

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