Objectifs

Il s’agit de former des ingénieurs capables de concevoir, de produire, de formuler et d’analyser des molécules et des matériaux innovants au service du vivant et ce, dans un esprit de développement durable.

Pour quels métiers ?

Cette Majeure peut conduire à différents métiers :

  • Ingénieur de recherche/développement de produits ou de procédés
  • Ingénieur de recherche analytique
  • Ingénieur en veille technologique
  • Ingénieur propriété industrielle
  • Responsable de bureau d’études, chef de projet
  • Responsable de laboratoire de contrôle
  • Ingénieur qualité
  • Ingénieur hygiène et sécurité
  • Ingénieur Technico-commercial
  • Enseignant-chercheur ou chercheur

Contenu de la formation

La formation porte sur :

  • la Chimie Verte : matières premières renouvelables, procédés éco-innovants, catalyse pour la valorisation des matières premières, mécanosynthèse, solvants super-critiques, microondes, ultrasons, chimie en flux, analyse du cycle de vie, dimension énergétique…
  • la Chimie organique – biologique – biochimie – biotechnologiques : produits naturels, réactivité des biomolécules, toxicologie, génétique moléculaire, biochimie métabolique, bio-capteurs, enzymes industrielles, biotechnologies végétales …
  • la Chimie du Solide et des Matériaux : synthèses et caractérisations physiochimiques, rhéologie, nanomatériaux, relations structures-propriétés…
  • la Méthodologie d’analyse : spectroscopies (infrarouges, UV, RMN), cristallographie, chromatographies, spectrométrie de masse, microscopies, fluorescence…
  • la Formulation : tensioactifs, colloïdes, émulsions, mousses, amphiphiles, gels, micro-encapsulations, détergence et cosmétique, polymères en solutions, milieux dispersés alimentaires…
  • les Procédés : génie biologique, bioconversions, changements d’échelle du laboratoire à l’usine, aspects réglementaires…
  • les Interfaces avec les outils du numérique: modélisation moléculaire, bioinformatique, analyse, gestion et traitement de données, suivis et contrôle à distance…

A noter qu’un quart des intervenants dans cette formation est issu du monde de l’entreprise (Sanofi, Rhodia, SGS, PCAS, Bioprojet…) et des grands organismes de recherche (CNRS, Pasteur…)

Les secteurs d’activités visés

D’une manière générale, tous les secteurs de l’industrie chimique sont susceptibles d’être intéressés par cette formation. Les plus concernés sont :

  • la pharmacie
  • l’agroalimentaire
  • la chimie fine
  • les biotechnologies
  • les cosmétiques et spécialités
TEMOIGNAGES

Paola Martin (promo 2016), ingénieur d’Etudes R&D chez Roullier
« Après un baccalauréat scientifique, j’ai intégré le cycle préparatoire de l’ENSCR en 2011. Au terme de ces deux années, j’ai intégré le cycle ingénieur de l’Ecole. En 2ème année de cycle ingénieur, j’ai choisi la majeure Chimie et Technologies pour le Vivant, spécialité chimie organique avancée. Puis, je me suis spécialisée en analyse et formulation, molécules biologiques et physico-chimie durant la 3ème année.
J’ai réalisé mon stage de fin d’études au sein du Centre Mondial de l’Innovation du Groupe Roullier à Saint-Malo. Durant ces six mois, j’ai travaillé sur la conception et la caractérisation de nouveaux produits pour la Nutrition Végétale. Tout juste diplômée, j’ai été embauchée au sein du Groupe Roullier en tant qu’Ingénieur d’Etudes Recherche et Développement. Mon métier consiste à développer de nouveaux actifs pour la production végétale. Je travaille sur l’extraction et la purification d’actifs, la formulation de nouveaux engrais et leur caractérisation physico-chimique. Si je peux donner un conseil aux étudiants de l’ENSCR, c’est de choisir avec soin leur stage de fin d’études, car cette expérience peut s’avérer être un vrai tremplin vers l’emploi. »

Margaux GESLOT (promo 2016) Chef de projet GSS
« Dès le bac, j’ai su que je souhaitais m’orienter vers la chimie et plus particulièrement la chimie organique. La recherche en industrie pharmaceutique était vraiment un domaine qui m’intéressait. Néanmoins, après une année de césure au sein de l’industrie pharmaceutique, j’ai réalisé que je m’étais trompée. La poursuite de mes études vers une thèse n’était pas envisageable pour moi. Mon cursus dans la chimie organique étant presque terminé, j’ai choisi d’effectuer un double diplôme avec l’institut de gestion dans le but de m’ouvrir de nouvelles opportunités d’emploi. Le master management et administration des entreprises m’a permis d’obtenir un stage qui a débouché sur un emploi dans le domaine de la grande distribution, domaine qui m’était complètement inconnu. Actuellement, je suis chef de projet spécialisée dans les produits du bricolage et de l’automobile. Je m’épanouis réellement dans ce poste en utilisant au quotidien toutes les facultés d’un ingénieur et toutes les connaissances assimilées au cours de mes études.»

Benjamin VILLON (promo 2016), CHU d’Amiens
« Je suis diplômé de l’école de chimie de Rennes dans laquelle je me suis spécialisé dans la chimie du vivant et dans le domaine de la santé. A l’heure actuelle, je travaille au sein de la pharmacie du CHU d’Amiens. C’est dans ce cadre que j’effectue des analyses pour des essais cliniques et que je monte les dossiers analytiques afin de commercialiser des solutions médicamenteuses / dispositifs médicaux à usage pédiatrique.
Je pense que les points forts de l’ENSCR sont : sa polyvalence en termes d’enseignement, son réseau ainsi que ses multiples stages (sans compter la possibilité de faire une césure et/ou un double diplôme).
En effet, l’école nous permet d’avoir des notions dans la plupart des domaines liés à la chimie. Ce qui m’a permis d’avoir toutes les notions pour mon nouvel emploi et de pouvoir rechercher les suppléments d’informations rapidement et efficacement. J’ai même réouvert des cours que je pensais obsolètes lorsque j’étais étudiant ! De plus, le réseau des anciens élèves est très actif et permet de trouver un emploi et/ou des stages plus facilement, ce qui fut mon cas, avant d’être diplômé j’avais un CDD. La durée finale des stages en fin d’école est d’environ une année, ce qui m’a permis de me projeter dans différents domaines de la chimie et d’orienter mon parcours professionnel afin de me spécialiser dans la chimie analytique au final. »