Durant leur cursus de 2ème année de cycle ingénieur, les élèves réalisent un stage à l’international de plusieurs mois soit dans une entreprise soit dans une université. Ces stages sont incontournables dans la formation de tout ingénieur. Ils permettent aux élèves d’acquérir des compétences en termes de savoir, de savoir-faire et de savoir-être :
- Ils développent des compétences techniques dans des environnements variés et multiculturels.
- Ils renforcent leurs capacités à travailler en équipe avec des professionnels du monde entier.
- Ils élargissent leur réseau, découvrent des approches innovantes et acquièrent une ouverture d’esprit.
Tous les ans, nous demandons aux élèves de nous adresser une carte postale qui rappelle l’objet de leur stage et les sujets de recherche sur lesquels ils travaillent. Pour cette mobilité, les élèves peuvent, sous condition de ressources, bénéficier d’une bourse Erasmus+.
Australie
Lola a réalisé son stage à Sydney en Australie dans l’entreprise IMAI Ingredients spécialisée dans la distribution de matières premières pour les cosmétiques. « Pour vendre leur matières premières à leurs clients, il est intéressant de leur présenter des exemples de formulations cosmétiques contenant ces matières premières afin de leur montrer comment elles se comportent dans une formulation, les textures et types de sensorialité qu’elles permettent d’obtenir, etc. Mon projet durant ces 3 mois était donc de réaliser les recherches pour la construction d’une zone de formulation/mini laboratoire dans le but de formuler des formulations d’application cosmétique. J’ai donc fait les recherches concernant la régulation en Australie sur la création d’un laboratoire et la manipulation et le stockage de produits chimiques, sur les équipements nécessaires à la formulation, sur les fournisseurs d’équipements de laboratoire (les contacter afin d’obtenir les prix et informations de l’équipement vendu), sur l’établissement d’un budget, le type de bâtiment nécessaires et quelques autres tâches ».
Canada
Faustine, Elisa et Lola réalisent leurs stages à Vancouver, à the University of British Columbia (UBC).
Faustine et Lola sont dans le département des bioproduits. « Nous travaillons sur des membranes biocompatibles pour créer des membranes de Descemet artificielles intervenant dans la greffe de la cornée lorsque cette dernière n’est plus fonctionnelle. »
- Lola travaille sur le développement d’une synthèse d’une nouvelle résine polymérique pouvant servir de matériaux de base de ces membranes, sur la mise en forme de ces membranes de Descemet et sur leur caractérisation par différents modes d’analyses physico-chimiques.
- Faustine se concentre sur la caractérisation de membranes hydrogel par études des propriétés thermosensibles, mécaniques et physicochimiques. « J’ajuste la composition des membranes pour déterminer l’influence de chaque composé et trouver la composition optimale qui correspond le mieux à l’application de la membrane ».
- Elisa quant à elle, est dans un laboratoire du département de chimie et travaille sur des nanoparticules fluorescentes permettant de détecter des cellules cancéreuses.
Nouvelle-Zélande
Juliette réalise sont stage à Rotorua en Nouvelle-Zélande, chez Scion, un centre de recherche public spécialisé en foresterie, biotechnologie industrielle et bioéconomie.
Elle travaille sur un modèle d’optimisation à grande échelle pour développer des scénarios durables de production d’énergie à partir de biomasse (déchets organiques, résidus agricoles…). « Mon travail consiste à collecter, organiser et intégrer des données techniques et économiques dans un modèle informatique pour simuler différents scénarios locaux de transition énergétique. Objectif : favoriser une utilisation plus durable des ressources locales notamment les biodéchets, en produisant de l’électricité, de la chaleur ou du biogaz tout en limitant l’impact environnemental ».
Thaïlande
Marie effectue actuellement son stage à Bangkok en Thaïlande, au sein de l’équipe Fragrance de MANE, une entreprise française spécialisée dans les arômes et fragrances.
« Mon rôle est d’assister la Directrice de la Catégorie Personal Care dans la coordination de projets proactifs pour la région Asie du Sud-Est (Thaïlande, Indonésie, Vietnam et Philippines). Mes missions sont variées, mais majoritairement axées sur la synthèse et l’harmonisation d’informations issues des filiales régionales, dans le cadre de présentations marketing liées aux projets de la catégorie Personal Care.
J’ai également contribué à des projets d’analyse d’ingrédients utilisés dans les produits de soin, afin d’en étudier les bénéfices, ainsi qu’au développement et à la gestion et de certaines initiatives de communication interne, telles que des newsletters, mis en place par la Catégorie ».
Irlande
Marion réalise son stage à l’Université de Galway au sein du Plant Systems Biology Lab. Elle étudie l’impact des facteurs abiotiques (température, photopériode, salinité) sur la croissance et la composition biochimique des Ulva, une algue verte que l’on retrouve aussi bien en Irlande qu’en Bretagne. « J’ai notamment analysé la réaction des Ulva à une hausse de la température de l’eau, afin de mieux anticiper les effets du réchauffement climatique sur leur culture en aquaculture, un secteur en pleine expansion ».
Suède
Un petit groupe de 9 élèves réalisent en ce moment leurs stages à l’Université d’Örebro et à l’Université d’Uppsala en Suède. Les sujets de recherche sur lesquels ils travaillent sont très variés.
- Claire : « Je travaille sur des engrais organiques, comme des boues de station d’épuration ou du fumier, utilisés en agriculture. L’objectif est de détecter des polluants tels que des résidus de médicaments ou des bactéries dans le but d’identifier les risques pour l’environnement ou pour la santé humaine liés à l’utilisation de ces engrais. »
- Paula, Olivier, Valentine et Mathis travaillent ensemble sur le sujet suivant : « Nous travaillons sur l’effet des rayons UV sur les plantes, telles que des Arabidopsis et des pins. Notre travail consiste donc à extraire l’ARN de ses plantes et à étudier l’impact des UV sur la transcription des gènes. »
- Lorane : « Je travaille sur l’exposition de cellules humaines (cellules du foie) à 2 types de PFAS (polluants « éternels » très résistants) et à différentes concentrations, avec et sans ajout d’un mélange d’acides gras, connu pour provoquer une accumulation de graisse. L’objectif est d’évaluer si les PFAS modifient le fonctionnement cellulaire, en particulier au niveau des mitochondries. »
- Thomas : « Mon stage consiste à extraire, analyser et quantifier les PFAS contenus dans les sols par chromatographie liquide (ULPC-MS/MS). Les échantillons analysés proviennent de différents pays d’Europe du Nord. Ce travail s’inscrit dans le projet européen Aragorn, qui vise à définir les zones où les sols européens sont les plus pollués, limiter les risques et prévenir les émissions futures de polluants. »
- Zélie : « Mon stage consiste à extraire et déterminer la concentration de PFAS contenus dans des vers de terre ayant été élevés dans des sols contaminés (suite à une exposition répétée à des mousses à incendie contenant des PFAS). Pour certaines expériences, du biochar a été ajouté aux sols, celui-ci permettrait de neutraliser les PFAS et ainsi de limiter la bioaccumulation des PFAS dans les vers de terre. »
- Zoé : « Mon stage porte sur le développement d’une nouvelle méthode de synthèse électrochimique qui permet de fabriquer des molécules bioactives de façon beaucoup plus durable. Ces molécules pourront ensuite servir à la mise au point de nouveaux médicaments, notamment pour traiter le cancer. »
République Tchèque
Capucine, Audrey et Coline réalisent actuellement leurs stages de 2ème année à Prague au sein de Charles University.
– Coline travaille sur la synthèse de nanoparticules de Chromite de Cobalt au sein du groupe MultiFuN (Multifunctionnal Nanomaterials). « Ces nanoparticules présentent une palette d’applications large grâce à leur structure spinelle et leurs propriétés magnétiques ainsi que leur stabilité. On peut par exemple citer leurs applications comme dépolluants des eaux et de l’air ou encore leur utilisation dans le biomédical (IRM). Ma mission, en résumé, est d’optimiser une voie de synthèse en variant certains paramètres et de caractériser par différentes analyses leurs propriétés ».
– Capucine a pour sujet de stage la synthèse et la caractérisation de nanoparticules d’hématite en forme de fuseau (comme des grains de riz), également au sein du groupe de recherche MultiFuN. « En effet, cette forme leur donne des propriétés particulières d’interaction, des propriétés magnétiques mais aussi d’organisation. Elles sont alors utiles pour une utilisation dans le milieu médical pour le transport de médicaments dans le corps mais également dans la fabrication de nouveaux nanomatériaux comme des capteurs ou des filtres intelligents, présentant ainsi un grand intérêt dans les nouvelles technologies ». En faisant varier les paramètres de réactions, elle étudie leurs impacts sur la forme et les propriétés de ces nanoparticules.
– Audrey quant à elle développe une méthode de mesure voltampérométrique permettant de détecter et de quantifier la présence de composés organiques biologiquement actifs (des polluants) à l’aide de nouveaux matériaux et d’un agencement d’électrodes. « Cette méthode a pour objectif d’être utilisée dans l’analyse de l’eau et sa dépollution ».
Espagne
Aicha réalise son stage à l’Université de Santiago de Compostela, en Espagne, dans le Département de Génie Chimique (Department of Chemical Engineering). « Je travaille sur une méthode de traitement des eaux usées industrielles riches en métaux lourds, comme le zinc, le plomb et le cuivre, en utilisant un matériau adsorbant préparé à partir de noyaux d’olive. Concrètement, l’idée vise à transformer ce déchet agricole abondant en un charbon actif performant, capable de piéger les ions métalliques présents dans les effluents, notamment ceux issus du recyclage des cartes électroniques ».
Ce projet vise à protéger l’environnement, en réduisant la pollution par les métaux lourds, qui sont toxiques pour les écosystèmes ; à valoriser les déchets agricoles (ici les noyaux d’olive, dans une logique d’économie circulaire) ; à proposer une alternative durable aux matériaux classiques, souvent issus de ressources non renouvelables ; et à améliorer la gestion des ressources en eau, en facilitant le recyclage ou le traitement des eaux usées industrielles.
Autriche
Mathilde et Mathis réalisent leurs stages à Vienne. Mathilde est actuellement à l’université de Vienne au sein du Polymer & Composite Engineering Group (PaCE Group). Elle travaille sur la synthèse de polymères à base de thiol pour des applications dans le traitement des eaux, et plus particulièrement pour l’absorption de solvants organiques lors du traitement de l’eau afin de la rendre potable. « Mon rôle est de développer des voies de synthèse pour ces différents polymères et de les étudier pour trouver celui ou ceux qui fonctionnent le mieux ».
Mathis effectue quant à lui son stage à l’Université technique de Vienne au sein du groupe Bioorganic Synthetic Chemistry. « Je travaille sur l’oxydation enzymatique dans le but de trouver une alternative plus verte aux oxydants traditionnels ».
Grèce
Juliette réalise actuellement son stage en Grèce sur l’Ile de Samos au sein de l’organisme Archipelagos Institute of Marine Conservation qui a pour mission la défense et la protection de la biodiversité du nord-est de la Méditerranée, en particulier dans les mers et les îles grecques.
Son sujet de recherche porte sur l’acidification de la mer Egée et son impact sur la faune marine. Elle s’intéresse précisément à une espèce « Delphinus Delphis » afin de voir si ses habitudes ou son habitat ont évolué pour s’adapter à son nouvel environnement et ce, à travers un travail de collecte et d’analyse de données, d’échantillons d’eau, de plancton mais aussi d’échanges avec les populations locales.
Espagne
Ilef réalise actuellement son stage en Espagne, au sein du laboratoire Biorefinery and Processes Research Group de the University of the Basque Country, à Saint-Sébastien.
Son sujet de recherche porte sur la valorisation de la biomasse végétale à l’aide de solvants verts pour produire de l’énergie. « L’objectif est de développer des procédés plus durables pour le traitement de la biomasse, sans recourir à des solvants toxiques ».
Ce travail s’inscrit dans une démarche de valorisation des déchets agricoles, de protection de l’environnement et de meilleure gestion des ressources renouvelables.