Cartes postales 2026 des stages à l’international

Durant leur cursus de 2ème année de cycle ingénieur, les élèves réalisent un stage à l’international de plusieurs mois soit dans une entreprise soit dans une université. Ces stages sont incontournables dans la formation de tout ingénieur. Ils permettent aux élèves d’acquérir des compétences en termes de savoir, de savoir-faire et de savoir-être :

  • Ils développent des compétences techniques dans des environnements variés et multiculturels.
  • Ils renforcent leurs capacités à travailler en équipe avec des professionnels du monde entier.
  • Ils élargissent leur réseau, découvrent des approches innovantes et acquièrent une ouverture d’esprit.

Tous les ans, nous demandons aux élèves de nous adresser une carte postale qui rappelle l’objet de leur stage et les sujets de recherche sur lesquels ils travaillent. Pour cette mobilité, les élèves peuvent, sous condition de ressources, bénéficier d’une bourse Erasmus+.

Argentine

Morgane, Océane, Louis et Ilyana effectuent actuellement leurs stages à Buenos Aires, en Argentine à l’Université de Buenos Aires (UBA)

Morgane et Océane réalisent plus précisément leurs stages au sein de la Facultad de Farmacia y Bioquimica (FFYB).

Morgane travaille sur l’étude de biomatériaux avec comme sujet précis : « Extraction en une étape et plastification in situ de la pectine d’écorce d’agrumes à l’aide de solvants eutectiques profonds naturels (NADES) pour des matériaux fonctionnels en couche mince ». Son travail consiste à évaluer les différentes formulations en fonction de la viscosité, de la polarité et des liaisons hydrogène afin de sélectionner les solvants optimaux pour l’extraction des écorces d’agrumes; mais également par analyses infrarouges, thermiques et électrochimiques, pour une optimisation de la plastification des biofilms.

Océane travaille sur l’étude du système rénine-angiotensine, un ensemble de mécanismes biologiques qui joue un rôle essentiel dans la régulation de la pression artérielle. Elle s’intéresse plus particulièrement à ACE et ACE2, des protéines impliquées dans la protection de ce système en aidant à limiter certains effets néfastes liés à l’hypertension et à certaines maladies cardiovasculaires. Son travail consiste à purifier des échantillons biologiques grâce à une technique de chromatographie puis à mesurer l’activité enzymatique de ces protéines afin de mieux comprendre leur rôle dans l’organisme.

Louis et Ilyana réalisent leurs stages à l’Instituto de Quimica Fisica de los Materiales, Medio Ambiente y Energia (INQUIMAE).

Louis travaille sur le développement d’un biosenseur à ARN destiné à la détection du plomb dans l’environnement. Son projet consiste à produire et tester différents aptamères, de courtes séquences d’ARN capables de reconnaître spécifiquement certaines cibles, ici des métaux tels que le plomb. Il compare leurs performances et optimise les conditions nécessaires à leur utilisation. L’objectif final est de développer un système de détection simple, rapide et peu coûteux, utilisable directement sur le terrain sous forme de bandelettes de tests, comme les tests Covid.

Ilyana étudie des enzymes capables de dégrader certains polluants présents dans l’eau, notamment des colorants industriels. Elle analyse leur activité à différents pH afin de déterminer les conditions dans lesquelles elles sont les plus efficaces. L’objectif est d’évaluer le potentiel de cette approche enzymatique et électrochimique pour développer une méthode de dépollution de l’eau plus durable et respectueuse de l’environnement.

Corée du sud

Nolann réalise en ce moment son stage de 2ème année à Séoul, à University of Seoul.

Il travaille sur l’analyse de drogues illicites dans les eaux usées, par chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse, associé à un système d’information géographique afin de localiser les zones de consommation. « Ce projet de recherche est réalisé en collaboration avec le Ministère coréen de la Sécurité Alimentaire et Pharmaceutique. En parallèle je travaille sur la rédaction d’un article de synthèse des procédés électrochimiques d’élimination de PFAS, particulièrement du procédé d’électrocoagulation ».

Islande

Callistine est actuellement en stage en Islande, au sein de l’entreprise Matís, dans le cadre du projet européen SEAFOODTURE.

« Mon travail porte sur l’extraction de la cellulose présente dans les algues marines et sur sa transformation en nanocellulose. Pour cela, j’étudie et j’optimise différentes méthodes d’extraction afin d’améliorer le rendement et la qualité de la cellulose obtenue, tout en réduisant l’utilisation de produits chimiques. Je participe également à l’adaptation de ces procédés à une échelle plus importante afin d’évaluer leur potentiel pour une future application industrielle. À terme, la nanocellulose produite à partir des algues est destinée à être utilisée dans la fabrication de matériaux biosourcés, notamment des emballages biodégradables capables de remplacer une partie des plastiques conventionnels issus du pétrole. Ce travail s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire visant à valoriser l’ensemble de la biomasse et à développer des procédés durables pour une production à plus grande échelle ».

Norvège

Chloé est actuellement en stage de 2ème année de cycle ingénieur à Tromsø en Norvège, dans le cercle polaire, à l’Université d’Arctique (UiT) et au centre de recherche sur le climat et sur l’environnement (NILU). 

Chloé travaille sur un projet global visant à quantifier les concentrations d’additifs chimiques associés aux plastiques dans le sang d’oiseaux marins, notamment les stabilisateurs UV et les particules de caoutchouc issues de l’usure des pneus. « Le fulmar boréal du Svalbard est une espèce d’oiseau marin utilisée comme bioindicateur de la pollution plastique marine dans le cadre de la convention internationale OSPAR. Dans ce contexte, mon stage, réalisé au sein d’un laboratoire analytique, consiste à extraire, purifier et analyser ces substances chimiques liées aux plastiques présentes dans des échantillons de sang de fulmars boréaux du Svalbard, ainsi qu’à étudier leurs effets toxicologiques. »

Australie

Victor réalise actuellement son stage à Adelaide en Australie Méridionale à Flinders University. « J’ai obtenu ce stage grâce à une ancienne élève de l’école qui est devenue professeure ici et qui a envoyé les offres de recrutement à la Fédération Gay-Lussac. Résultat : nous sommes 7 Français de la FGL dans les laboratoires de chimie de Flinders. Je vis en collocation avec 4 d’entre eux. L’Australie est vraiment un pays très riche et très grand (plus de 5x la France). Il y a les collines, le bush, le littoral, la faune (kangourous, koalas, lions de mer, oiseaux, pingouins,…).

L’objectif de mon stage est de synthétiser des complexes dinucléaires Au-NHCs. Ce sont des molécules organométalliques composées de 2 atomes d’Or liés a des molécules organiques appelées ligands. Sous l’effet de la lumière, ces complexes sont des catalyseurs de réaction. Autrement dit, quand ils sont ajoutés dans certaines réactions, ils l’accélèrent et encouragent la formation de certains composés au détriment des autres (on parle alors de synthèses sélectives). En bref, ces nouvelles molécules sont très prometteuses. De nombreuses études traitent du cas de complexes mononucléaires (i.e. 1 seul atome de métal) Cu-NHCs (Cuivre), Ru-NHCs (Ruthénium), Au-NHCs (Or) mais les résultats ne sont pas satisfaisants pour toutes les réactions catalytiques. Les complexes dinuclaires Au-NHCs pourraient bien être la solution et nous sommes les premiers à nous y intéresser. »

Finlande

Faustin réalise actuellement son stage à l’Université d’Helsinki au sein du département de Chimie de la faculté des Sciences sur le campus de Kumpula.
Intégré dans l’équipe de recherche en chimie analytique, il travaille sur un sujet portant sur l’analyse des composés organiques et particules captés par des filtres en haute atmosphère grâce à des avions. « Je travaille sur différentes étapes : préparation des échantillons, extraction, filtration, concentration et enfin analyse par chromatographie gazeuse (GCxGC-TOFMS). Le but est tout d’abord d’effectuer une identification des composés retenus par les filtres avant une possible quantification. »