Durant leur cursus de 2ème année de cycle ingénieur, les élèves réalisent un stage à l’international de plusieurs mois soit dans une entreprise soit dans une université. Ces stages sont incontournables dans la formation de tout ingénieur. Ils permettent aux élèves d’acquérir des compétences en termes de savoir, de savoir-faire et de savoir-être :
- Ils développent des compétences techniques dans des environnements variés et multiculturels.
- Ils renforcent leurs capacités à travailler en équipe avec des professionnels du monde entier.
- Ils élargissent leur réseau, découvrent des approches innovantes et acquièrent une ouverture d’esprit.
Tous les ans, nous demandons aux élèves de nous adresser une carte postale qui rappelle l’objet de leur stage et les sujets de recherche sur lesquels ils travaillent. Pour cette mobilité, les élèves peuvent, sous condition de ressources, bénéficier d’une bourse Erasmus+.
Australie
Victor réalise actuellement son stage à Adelaide en Australie Méridionale à Flinders University. « J’ai obtenu ce stage grâce à une ancienne élève de l’école qui est devenue professeure ici et qui a envoyé les offres de recrutement à la Fédération Gay-Lussac. Résultat : nous sommes 7 Français de la FGL dans les laboratoires de chimie de Flinders. Je vis en collocation avec 4 d’entre eux. L’Australie est vraiment un pays très riche et très grand (plus de 5x la France). Il y a les collines, le bush, le littoral, la faune (kangourous, koalas, lions de mer, oiseaux, pingouins,…).
L’objectif de mon stage est de synthétiser des complexes dinucléaires Au-NHCs. Ce sont des molécules organométalliques composées de 2 atomes d’Or liés a des molécules organiques appelées ligands. Sous l’effet de la lumière, ces complexes sont des catalyseurs de réaction. Autrement dit, quand ils sont ajoutés dans certaines réactions, ils l’accélèrent et encouragent la formation de certains composés au détriment des autres (on parle alors de synthèses sélectives). En bref, ces nouvelles molécules sont très prometteuses. De nombreuses études traitent du cas de complexes mononucléaires (i.e. 1 seul atome de métal) Cu-NHCs (Cuivre), Ru-NHCs (Ruthénium), Au-NHCs (Or) mais les résultats ne sont pas satisfaisants pour toutes les réactions catalytiques. Les complexes dinuclaires Au-NHCs pourraient bien être la solution et nous sommes les premiers à nous y intéresser. »
Finlande
Faustin réalise actuellement son stage à l’Université d’Helsinki au sein du département de Chimie de la faculté des Sciences sur le campus de Kumpula.
Intégré dans l’équipe de recherche en chimie analytique, il travaille sur un sujet portant sur l’analyse des composés organiques et particules captés par des filtres en haute atmosphère grâce à des avions. « Je travaille sur différentes étapes : préparation des échantillons, extraction, filtration, concentration et enfin analyse par chromatographie gazeuse (GCxGC-TOFMS). Le but est tout d’abord d’effectuer une identification des composés retenus par les filtres avant une possible quantification. »


