Jennifer distinguée par la Société Chimique de France

La Division Chimie Organique de la Société Chimique de France a décidé de décerner le Prix de thèse Henri Kagan 2022 à Jennifer Morvan, post-doctorante de l’École Nationale Supérieure de Chimie de Rennes.

Chaque année, la Société Chimique de France (SCF) décerne de nombreux prix et distinctions qui récompensent des chimistes ayant contribué au progrès d’un champ de recherche pure ou appliquée. Ces prix distinguent de jeunes chercheurs en témoignage de l’originalité de leurs travaux et de leur engagement pour la science.

Jennifer Morvan est née en 1995 à Pontivy (56). Elle a intégré l’École Nationale Supérieure de Chimie de Rennes (ENSCR) en 2013, d’abord en cycle préparatoire intégré, puis en cycle ingénieur. Au cours de sa 5ème année, elle a effectué en double diplôme un Master recherche en Chimie Moléculaire (ENSCR – Université de Rennes 1). Diplômée en 2018, elle débute alors une thèse au sein de l’équipe Organométalliques : Matériaux et Catalyse (OMC) à l’ENSCR, membre de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (ISCR), encadrée par les docteurs Marc Mauduit et Christophe Crévisy. Soutenue en décembre 2021, sa thèse s’intitule « Développement de catalyseurs de ruthénium hautement robustes et stéréosélectifs pour la métathèse des oléfines ». Ses travaux ont porté sur une nouvelle voie d’obtention de complexes organométalliques optiquement purs à base de Ruthénium. Ceux-ci ont alors été étudiés en tant que catalyseurs chiraux pour la métathèse des oléfines, une réaction emblématique de la chimie verte, économe en atome, conduisant de façon sélective à des oléfines hautement fonctionnalisées, des intermédiaires de synthèse pour de nombreux actifs pharmaceutiques, fragrances ou produits naturels. Jennifer poursuit actuellement ses recherches en tant que post-doctorante au sein des équipes de Marc Mauduit et de Yann Trolez sur la synthèse de polyynes par métathèse d’alcynes pour l’obtention de nouveaux matériaux organiques.

« Recevoir ce prix de thèse est une grande fierté, cela contribue à la valorisation et la diffusion de mes travaux par des pairs. Ainsi, toute l’énergie et le temps passés sur ce travail sont récompensés. C’est aussi une manière de réaliser l’impact que ces travaux peuvent avoir dans mon domaine de recherche (la catalyse asymétrique). Cela souligne également l’excellence du laboratoire au sein duquel j’ai travaillé pendant 3 ans et accentue donc la qualité de la formation qui m’a été apportée. Je souhaite d’ailleurs remercier mes directeurs de thèse qui m’ont accompagnée et conseillée au cours de ces 3 ans ainsi que l’ensemble des membres de l’équipe OMC (passés et présents) de l’ENSCR avec qui j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler et à échanger. »